Artisans et Textiles

ARTISANS ET TEXTILES : Nos racines africaines

J'aime raconter mes histoires de rencontres avec les artisans au Burkina Faso. On travaille bien ensemble, et on s'apprécie. Leur talent est énorme et le savoir-faire étonnant ! Si on lisant leurs histoires vous souhaitez contacter un ou une artisan contactez moi, j'aurai le plus grand plaisir de vous mettre en relation ! 

Les tisserandes de Tigme PagaBa

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Je considère l’association Tigme PagaBa comme l’ADN de PagaBags. Crée en 2013, au même temps que PagaBags, Tigme PagaBa c’est une association de 12 femmes réunies en partenariat avec notre marque. C’est ensemble que nous avons lancé le défi de créer une marque éthique et solidaire.

Les 12 membres de Tigme PagaBa sont âgées de 20 à 60 ans. Notre atelier est situé à Yamtenga, un quartier périphérique, pas trop loin du centre de Ouagadougou. Certaines femmes habitent loin, certaines ont des enfants à amener à l’école, d’autres habitent juste à côté, dans le quartier même. Le nouvelles maman amènent leurs bébés au travail et profitent de la présence d’autres femmes qui jouent la « Tantah ». Elles arrivent donc quand elles peuvent, et en règle générale avant 10h.

Leur journée est ponctuée de pauses régulières. On pause pour s’occuper de l’enfant, pour se reposer, pour manger, …  Vers 16h tout le monde s’en va.

Le coton tissé-main au Burkina Faso s’appelle le Faso Danfani. C'est un tissu emblématique du Burkina Faso, encrée dans la culture et l’économie. Notre Faso Danfani a la particularité d’être tissé en coton bio et teint avec des teintures bio. Les tisserandes ont été formé aux teintures bio en 2018. Cette formation a été réalisée avec un don de la fondation Veolia qui a toujours soutenu PagaBags depuis sa création. L’utilisation des colorants bio n’est pas seulement un enjeux écologique, c’est aussi un enjeux de santé publique.

La juste rémunération des tisserandes étaient ma plus grande préoccupation en lançant PagaBags. Pour rémunérer de manière juste et équitable, j'ai calculé les charges liées à la production, le temps de travail et les pauses.  Ces calculs m'ont permis de établir un prix sans me soucier des heures de travail car je savais le prix d'un pagne.

L'autopromotion est aussi une préoccupation de PagaBags. Par l'autopromotion, je veux dire que Tigme PagaBa devait, à terme, être en mesure de chercher des clients, négocier des ventes et  gérer les commandes et les comptes. Côté management, PagaBags a assurer la formation professionnelle continue en gestion de la vie associative et de l'entrepreneuriat.

Pour la recherche des clients, comme les femmes 'étaient pas très enthousiaste à l'idée de "se vendre", je donné "des coup de main" en invitant des designers et des clients locaux potentiels à notre atelier. Une fois sur place, les femmes assurent le reste ! D'ailleurs, si notre coton Faso Danfani Bio et équitable vous intéresse, je serai  vraiment ravie de vous mettre en relation directe avec Tigme PagaBa.

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MAIGA, grand maître du Bogolan 

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Le Burkina Faso, « Pays des hommes intègres » et un pays d’artisans pleins de talent. Dans les rues ou dans les villages artisanaux, on y découvre des créateurs de batik, de Bogolan, de statuts en bronze, de peintures, d’objets en ferraille recyclés, d’instruments de musique, du Bogolan…  Et on apprend que très souvent, l’histoire d’un artisan est une histoire de famille.

Maiga, artisan du Bogolan est très connu à Ouagadougou. C’est un maitre de Bogolan qui a fait ses épreuves. Il travaille au centre d’artisanat dans la centre-ville. Son équipe de 3 artisans s’entend très bien.

Maiga a beaucoup de talent qu’il partage généreusement en formant d’autres au savoir-faire traditionnel de Bogolan. Il connait ses plantes et il maitrise ses couleurs. C’est une personnalité forte et pas toujours facile, que j’ai appris à connaitre et à apprécier.

Maiga est un artiste dans tous les sens du terme. Sa spécialité est la création des couvres lits. C’est impressionnant de voir ses grands étoffes de coton tout décorer en Bogolan dans des couleurs harmonieuses.

C’est avec Maiga que j’ai fait mes premiers pas dans le Bogolan.

Le Bogolan tient son nom de « fait avec la terre » de la langue Bambara du Mali. On prend la terre – ou plutôt de la boue – des bords de rizières. Cette boue a des qualités de fermentation du faite de sa proximité avec les champs de riz. Ses plantes sont achetées auprès d’une grande dame sur le marché en face de la Saint-Camille. Maiga m’a fait tout un cours un jour : il m’a amené au marché, m’a présenté à la « grande dame » des plantes et m’a montré toutes les plantes et racines utilisables. Comme Maiga me cite les noms des plantes en langue locale, j’ai encore aujourd’hui de la difficulté à retenir les noms !

Quand il n’est pas au Centre artisanal, il travaille dans le cours de la maison familiale à Dassassgho, un quartier hors goudron comme on dit au Burkina pour les quartiers avec des ruelles en terre. Dans son grand tour à ciel ouvert, on trouve des seau entiers de plantes qui macères en attendant de servir à la teinture. La boue est en train de fermenter dans un grand bac. De temps en temps on remue la boue à l’aide d’un bâton en bois. Ses deux jeunes collègues en train de dessiner au sol ou de plonger le coton. Et a maman, « cachée » au fond de la cour, assise parterre. On voit sa fierté dans son regard.

Maiga commence par tremper le coton dans du « Siga ». C’est une plante qui a la particularité d’aider à la fixation des couleurs grâce à son tanin. Cette plant donne une couleur jaune à l’étoffe de coton. On sèche le coton et on lance de nouveau un trempage, cette fois pour imposer la couleur. Cette étape est suivie de l’étape « design ». Maiga utilise surtout des pochoirs qui a confectionné à partir des fiches plastiques de radiologie qu’il récupère. Avec un pinceau épais et un bocal de boue, Maiga se met à « peindre » son design sur le coton. Le dessin est toujours noir, la couleur qu’offre la boue. Les partie cachées des pochoirs préserves la couleur de la deuxième trempage. Ses dessins sont uniques.

Notre première collection en Bogolan a été réalisé avec Maiga en 2018. Nos chemins de table, c’est Maiga. Beaucoup de nos pochettes et étuis sont aussi dessinés par Maiga.

C’est en travaillant avec les artisans comme Maiga que je deviens de plus en plus engagée dans la promotion des savoir-faire traditionnels, ce patrimoine inestimable ! J'ajoute que si vous êtes intéressés par le Bogolan, j'auri le plus grand plaisir de vous mettre en relation avec Maiga, c'est un artiste et un ami !

 

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Juldas et Moussa - Batik Bio Déco

Batik bio deco partenaire Pagabags

L’association Batik Bio Déco a été créée par deux artisans : Juldas Palenfo et Moussa Zougrouna. Les deux artisans travaillaient dans le cours chez Moussa, dans un quartier périphérique du centre-ville.  C’est un cours typique chez les Burkinabés. On y trouve un espace commun, des arbre, coin cuisine et une petite maison à deux pièces. C’est sur une grande table en bois, au fond de la cour, que les deux artisans réalisent leurs créations. 

À la découverte du Batik, j’étais impressionnée par la technique et emballée par les couleurs et les dessins réalisés. Le Batik est une technique d’impression du coton mise au point durant des siècles.  La Batik est créée par application de la cire chaude sur le coton, soit avec un pinceau à la main libre, soit par tampon en bois ou en éponge, sculptés en dessin.  Le tampon en bois est trempé dans la cire et puis posé fermement sur le coton. Cette action est répétée jusqu’à ce que tout le coton soit couvert de dessin. La cire protège des zones du tissu contre la coloration. Quand la cire est sèche, le coton est plongé dans un bain de colorant. Cette opération peut être répété 2 ou 3 fois successivement. La difficulté réside dans la maitrise des couleurs. Il faut respecter l’ordre de trempage des couleurs, faute de quoi les couleurs dominantes estomperont les couleurs moins fortes.

Nous avons travaillé des essaies de couleurs et dessins pendant deux semaines en novembre 2019. Tout était magnifique. Mais, de cette expérience sur le terrain chez Moussa, je ne pouvais pas ignorer l’impact toxique des teintures chimiques sur les artisans et sur l’environnement. Si j’allais développer le Batik, ça ne pouvait pas être dans ces conditions. Il fallait innover ! Après réflexion et en accord avec Juldas et Moussa, j’ai adressé une demande de soutien à la fondation Veolia pour réaliser des formations, pour les artisans du textile, à l’utilisation des teintures BIO. La Fondation m’a soutenue et c’est ainsi que Batik Bio Déco est né !

La teinture bio à l’inverse des teintures chimiques venant de la Chine, nécessite de la précision à chaque étape dans le processus. Tout d’abord, les couleurs Bio sont des couleurs pantone : rouge – bleu – jaune- noir. Si au marché local on peut se procurer du vert, pour le bio, il faut créer son propre couleur à partir d’une mélange du bleu et du jaune. De plus, il faut mesurer les intrants (phosphate, sel, teinture, eau), il faut contrôler la température de l’eau qui ne doit pas dépasser 45°. Il faut, enfin contrôler le temps de trempage du coton.

Avec Moussa et Juldas, nous avons aussi innové pour réduire notre consommation en eau et énergie. Au lieu de jeter l’eau de colorants après l’utilisation, nous réutilisons chaque bain de couleur une deuxième fois. La première trempage donne une couleur soutenue, la deuxième, plus claire. C’est ainsi que nous consommons 2 à 3 fois moins d’eau et d’énergie.

Nous avons choisi de travailler le Batik sur du Bazin. Du Mali, le Bazin est un coton léger qui est damassé, ce qui signifie qu’il y a un dessin subtile, mais perceptible, tissé dans le coton. Nous avons fait des essaies avec le coton tissé main, mais le couleur écru du coton nuit aux résultats finales. On poursuivra nos essaies plus tard, pour le moment malheureusement, c’est impossible de me rendre au Burkina.

Nos Batiks sur Bazin servent à confectionner nos pochettes : pochettes pour rangement de chaussures, pochettes doudou, pochettes à savon, pochettes pour protéger les livres, …  et nos paniers de rangement.  Pour confectionner nos pochettes, nous collaborons avec l’école de couture de Mia-Ampo, un centre d’accueil pour orphelines et jeunes filles abandonnées.  C'est un projet d'insertion extraordinaire que vous pouvez découvrir lisant leur histoire plus loin !

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Rencontre avec Amadou et Inoussa

Amadou et Inoussa, deux maitres de Bogolan, travaillent ensemble dans le Village Artisanal au Burkina Faso. Situé dans le capital Ouagadougou, le Village Artisanal est un splendide endroit qui héberge une multitude d’artisans de tout bord. C’est un lieu hautement touristique, ou… c’était. Les attentats en 2017-2019, suivi en 2020 par le Covid, a découragé toute activité touristique dans le pays.

J’ai rencontré Amadou et Inoussa en novembre 2018. Cela faisait une année que je travaillais la technique du Bogolan, appelé aussi, mud-painting car le mot Bogolan signifie « fait avec la terre". Leur atelier est une grande espace bétonné sous un abris en tôle. Des seaux remplis d’eau ou les plantes macèrent décorent le sol.

Amadou est grand, 1m,90 et fin. Il a l’air d’un sage tranquille. Il parle doucement et aime raconter son histoire et parler de son savoir-faire, le Bogolan. C’est une histoire de famille. Amadou vient du mali, pays de Bogolan. Sa famille s’est installée au Burkina quand il était encore jeune. Ses origine malienne font que son style est un métissage de deux cultures. Il faut savoir qu’au Mali, tous les dessins ont un sens. Les maliens peuvent lire les tableaux en Bogolan. Je dis tableau car le Bogolan sert surtout pour créer des tableaux d’art. Pour PagaBags, on avait un autre utilisation en tête !

Inoussa est petit. On lui donne 20 ans, mais il a 10 ans de plus. Il est très agréable, souriant, et créatif. Inoussa travaille surtout la technique de pochoirs. À l’aide d’un cutter, il crée le dessin sur des fiches de plastiques récupérés de la radiologie et transformées en pochoir.

Amadou m’explique avec sa voix à peine perceptible comment il utilise la terre – ou plutôt la boue – et les plantes dans ses créations. La boue, il va la chercher dans les bords de rizières car cette boue a la particularité d’être chargée en tanin. La boue, qui donne la couleur noir, sert pour créer les dessins avec pochoir ou à l’aide d’un pinceau, à la main libre. La boue est conservée dans un puit au niveau du sol. On ajoute de l’amidon de maïs pour provoquer la fermentation et on la laisse macérer pendant plusieurs semaines.

Les feuilles, les racines, les graines servent pour créer les couleurs. Les couleurs qu’offre les plantes est limitées par la nature. Pas de couleurs vibrantes, pas de couleurs que l’on trouve avec les produits chimiques.

Les plantes sont macérées dans de l’eau pendant des jours avant de les travailler. La première étape, c’est le trempage du coton dans une décoction de feuilles de « Siga », une plante fort en tanin dont l’effet chimique « permet aux couleurs de prendre ». La deuxième étape, consiste à tremper le tissu dans l’une des décoction de plantes selon la couleur recherchée. Ensuite, le coton est séché au sol avant de se lancer dans la création des dessin à l’aide de pochoirs et de pinceaux.

Chez Amadou et Inoussa, c’était la première fois que je vois l’indigo brut. L ’indigo est créée à partir des feuilles d’un arbre du même nom. Amadou m’a montré comment il forme une pâte de l’indigo qu’il laisse reposer pour jusqu’à un mois avant de s’en servir.

Pour lancer notre collection ensemble, les deux artistes m’ont montré une trentaine de pochoirs qu’ils avaient déjà réalisés. Le choix n’était pas facile ! Finalement, j’ai opté pour le dessin qu’ils appellent « pied de oiseau ».

En termes de rémunération, Amadou et Inoussa m’ont annoncé leur prix. Mais, ni l’un ni l’autre pouvait m’expliquer le prix fixé, combiens avaient-ils de charge, combien de temps était nécessaire pour réaliser 10 mètres, combien de commandes réalisaient-ils dans un mois ? Comme je suis engagée à payer un prix juste aux artisans avec lesquels je collabore, j’ai proposé que nous travaillons ensemble pour chercher un prix « juste », une rémunération qui prenait en compte les charges, le temps et aussi la valeur de leur savoir-faire et les années d’expérience.

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Tout sur MIA-AMPO

Depuis janvier 2020, nous collaborons avec l’école de couture de l’orphelinat Mia Ampo, un centre d’accueil des enfants démunis ou abandonnés. L’ambiance à Mia Ampo est remarquable.

Mia Ampo a été crée par l’Association Managre Nooma pour la Protection des Orphelins (AMPO) est une Organisation Non Gouvernementale allemande pour l’insertion sociale des Orphelins et des enfants vulnérables. L’histoire commence en 1995 quand  Katrin ROHDE décida de rester au Burkina Faso pour venir en aide aux enfants orphelins. Elle s’investira pour leur protection de tous les groupes vulnérables que sont, les enfants (orphelins, abandonnés, maltraités, démunis), les jeunes filles et les femmes. Pour aider ces populations, Ampo a créé, en plus de l’orphelinat, une clinique santé, une école couture, une restaurant, des logements pour touristes, une boutique vente.

Devant l’orphelinat MIA AMPO on découvre un mur peint de dessins d’enfants et une grande porte bleu qui s’ouvre sur un jardin plein d’arbres et de fleurs. Autour du jardin, on voit le petites maison pour l’administration, l’école, le centre de couture, deux dortoirs et l’espace cuisine. Au milieu un petit espace ronde sert de réunion et d’autres activités en pleine aire.

J’ai rendu visite à Ampo en compagnie d’Etienne, le responsable de couture avec qui j’avais discuté d’une possible collaboration. Les orphelines, âgées de 16 à 22 ans, sont venues nous saluer à notre arrivée. Qu’elles sont belles je me suis dit. Propres, souriantes, bien habillés dans leur costume d’école, et visiblement en bonne santé. J’étais émerveillée par l’accueil et par l’ambiance générale.

Les orphelines, âgées de 16 à 22 ans, sont venues nous saluer à notre arrivée. Qu’elles sont belles, je me suis dit. Propres, souriantes, bien habillés dans leur costume d’école, et visiblement en bonne santé. J’étais émerveillée par l’accueil et par l’ambiance générale.

Dans le bureau de l’administration j’ai rencontré la responsable de l’orphelinat. Une grande dame d’environs 50 ans, très bien habillée, visiblement très instruite et de plus fort chaleureuse. En me voyant, elle était un réservée. J’étais un peu l’intrus ! Après une discussion sur PagaBags et la raison de ma demande de collaborer avec leur école de couture, elles s’est mis à sourire !

Le lendemain, j’ai rencontré Souleymane NANA, directeur d’Ampo et Etienne pour fixer les conditions de notre collaboration. Le jour même, je suis reparti sur le terrain avec Etienne pour déposer mes tissus et modèles et lancer la première commande !  

 

 

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Zemes Taaba

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Zemes Taaba est une association de femmes agricultrices, planteuses d’haricot, d’arachide et d’autres plantations vivrières. Elles plantent des légumes de saison pour les vendre sur le marché local. Comme une partie de l’année, durant l’hivernage, la période entre la semence et la récolte, elles sont libres de s’occuper d’autres choses, elles se sont mises à la récupération des plastiques rigides : chaussures de sport, cadre d’ardoise d’écoles, bouchon de bouteilles… pour en faire des perles. Avec leurs perles recyclés, elles confectionnent des beaux colliers marbrés. Cette activité est génératrice de revenu supplémentaire qui participent au financement des inscription scolaires des enfants, au frais de santé, et tout autres besoins essentiels.   

Je n’aurai jamais dû les rencontrés sauf, un jour à mon hôtel, j’ai découvert un panier, posé à la réception, plein de beaux colliers marbrés. Sur un carton d’information posé à côté j’ai pu lire, « Perles en plastiques recyclés. Contact : Françoise Chevalier, Couleurs Baoboab ». Impressionnée par la beauté des perles et intriguée par ce recyclage, j’ai décidé de me renseigner pour savoir plus sur l’association.

L’association Zemes Taaba est à Boussouma, un village de brousse située à 1h30 au nord de Ouagadougou, sur la route de Kaya.  En arrivant au village, on quitte la route principale pour se faufiler entre des petits maison en terre rouge et en paille, des majestueux Baobabs et les troupeaux de chèvres et de vaches. Partout, les sachets plastiques jonchent le sol.

Nous cherchons « la maison de Françoise ». Françoise Chevalier, est la fondatrice de l’association Couleurs de Baobab qui soutient leur association. Généreuse et fidèle à ses amies, Françoise voyage au Burkina une fois par an, et pendant son absence, elle laisse sa maison à leur disposition. Quand je suis arrivée à Boussouma pour la première fois, Habibou la présidente de Zemes Taaba et 6 autres femmes m’attendaient devant la grande prote bleu. La maison est un grand et clôturé.  Dans le grand cours, on découvre à droite un terrain d’arachides offrant de la verdure et à gauche, une terrasse ombragé grâce à son toiture en tôle. C’est ici que les femmes réalisent leurs créations.

Les femmes, toutes assez âgées, fines et réservées, sont très fières de leur savoir-faire uniques !   Ousmane, une quarantaine d’année, grand et maigre avec des yeux expressif se présente. C’est lui qui aide les femmes dans le suivie des commandes de perles, la gestion des comptes et la communication.

Alors, comment elles font ? C’est incroyablement simple, bien qu’il faut avoir de la main. Elles récupèrent des bouchons, des chaussures de sports,…  les lavent et les découpent avec une lame de rasoir en petite cube. Les cubes sont enfilés sur un bâton qu’elles tiennent au-dessous d’un foyer de 3 ou 4 petits morceaux charbon de bois. Avec un bâton, elles arrivent à faire une 20 de perles en 5 minutes !

Le jour même, nous nous sommes mis d’accord pour collaborer. Pour ce faire, on a discuter des  modèles et, bien sûr, du prix d’achat.  Pour fixer un prix juste, élément précieux dans toutes mes relations avec les artisans, nous avons passer un certain temps ensemble pour calculer les charges : le charbon de bois, les fils, le lame de rasoir, l’achat des plastiques récupérés, … et le temps de travail. À ces charges, nous avons ajouté un supplément « solidaire » de 1 000 F par collier pour qu’elles puissent constituer un fond de roulement pour l’association destiner à soutenir les besoins essentiels, tels les inscription à l’école pour les enfants ou les frais de santé.

Cliquez sur le lien vieo pour voir comment les perles sont crées ! https://vimeo.com/174322900

 

 

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Les créatrices des bracelets "Smile"

 

Les 14 femmes qui créent nos bracelets Smile sont des trieuses d'ordures qui travaille sur un Centre de tri à Bogodogo, dans un quartier de Ouagadougou. C’est un sale boulot trier les ordures au Burkina Faso. Je ne pense pas avoir vu pire. L’absence total d’hygiène, un travail épuisant pour gagner 1 € par jour, et sans aucune reconnaissance des habitant qui ignore qui sont ses femmes qui passent prendre leurs poubelles.

C’est en 2017, que j’ai lancé une collaboration avec le trieuses d’ordure dans la création de la collection de bracelets « Smile ».  Je connaissais bien ces femmes ayant travaillé avec elles entre 2013 et 2017 dans le tri des sachets que je récupéré pour crée notre tissu emblématique de coton tissé avec des sachets. Et j’étais très attaché à elles. Pour commencer, j’ai embauché une femme pour réaliser des formation à la création des bracelets sur le Centre de tri.Tout s'est très bien passé et les femmes ont montré leur créativité au fur et à mesure qu'elles maitrisaient la technique qui est proche du macramé.

Je trouvais l’idée de créer des bracelets traditionnels Burkinabés ensemble un bon choix car d’une part, elles voyaient bien de quoi il s’agissait, et d’autre part, elles pouvaient les faire pendant leur temps libre sur leur place de travail au centre de collecte des ordures.

Notre première collection « Smile » a été lancé en juillet 2017. Pendant tout le mois, nous avons communiqué sur cette nouveauté chez PagaBags et sur le côté intrinsèquement solidaire de notre produit : 75% du prix d’un bracelet est payée à la créatrices et 25% revient dans un fonds de roulement pour l’association permettant de financer les frais de santé, entre autres.

Cliquez sur le lien pour voir comment les bracelets Smile sont crée ! https://www.youtube.com/watch?v=89M2gD-G4lw&ab_channel=PagaBags

 

 

 

 

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